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Salut Patrick,
c'était un plaisir d'échanger quelques idées folles à Lyon ;-)
Nous n'avons pas encore mis les vidéos sur le web, mais ça ne saurait tarder. On doit se voir la semaine prochaine avec les collègues pour parler de cela, entre autres. Je te fais signe dès que c'est online...
Bonne continuation ! -
asked by tux254
;-) En effet, il m'arrive très rarement de placer mon œil derrière un télescope ! Mais l'œil lui-même n'est-il pas un télescope ? Lorsque nous regardons le ciel, n'est-ce pas de l'observation astronomique que nous faisons ? ;-) De la perception à distance par interception et manipulation de la lumière... Ça, c'est un plaisir dont je ne me prive jamais !
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Oui, dès que j'aurai une version exploitable, je le ferai. Quelques vidéos sont prêtes en vision 2D, mais je dois attendre qu'elles apparaissent dans une publication scientifique. Ça ne saurait tarder... (Désolé pour l'attente, mais... le temps est relatif ;-) )
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Merci pour le commentaire. La question est intéressante, et bien sûr, je me la suis également posée. Ce serait vraiment fascinant d'expérimenter sensiblement les aspects quantiques de la réalité. Malheureusement, je ne pense pas que ce soit possible de manière satisfaisante dans ce que la réalité quantique a de plus fondamental. Les aspects strictement probabilistes peuvent certes être simulés, mais la perception de ce que sont les états physiques entre deux perceptions, c'est-à-dire lorsqu'ils ne sont pas perçus, est par définition impossible. On butte là sur ce qui est à mon sens le nœud du problème, à savoir le lien entre la réalité physique et la conscience/perception, entre l'être et le phénomène. Néanmoins, il peut rester intéressant de réfléchir plus profondément à la manière de rendre accessible, en Réalité Virtuelle, "autant que possible de la réalité quantique", afin de mieux cerner, justement, en quoi la réalité quantique est essentiellement non simulable classiquement. Et par ailleurs, même si l'on comprend l'impossibilité foncière d'accéder au "quantique non classique" de manière classique, on peut tout de même trouver intéressant de se plonger dans une perception classique de la physique à une échelle où les propriétés quantiques sont prépondérantes. En ce sens, oui, simuler un monde à grande constante de Planck est a priori possible, et sans doute souhaitable. Cela fait partie, à terme, des objectifs de mon projet "EVEILS".
Stay tuned, or... come and help! ;-) -
Elle est au LIMSI, un laboratoire du CNRS à Orsay. Voir ici : http://afrv2010.limsi.fr/spip.php?rubrique5
Mais je ne crois pas qu'il y ait de vidéo de démonstration (du moins pas encore). -
Qu'entendez-vous par "l'approche variationnelle ignore la causalité" ? Pour que cette approche soit opérationnelle, il faut des conditions aux limites, initiales ou finales, et cela ne contrarie pas la causalité. Pas plus, par exemple, que la réversibilité du temps. Mais ce que vous appelez principe de causalité n'est pas très clair pour moi. Cette notion repose sur une certaine conception de la temporalité, qui ne me semble pas avoir de base physique pour le moment. Je pense en particulier que, sans libre arbitre, la notion de causalité perd sa pertinence. Or la Physique ignore la notion de libre arbitre, ce qui est un véritable problème (d'une manière ou d'une autre)...
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En fait, telle que je l'ai introduite, la transformation de Lorentz se démontre à partir des seules hypothèses d'isotropie et d'homogénéité de l'espace et du temps, sans aucun hypothèse ni aucune mention de la vitesse de la lumière. Le raisonnement fait apparaître une constante fondamentale (une "constante de structure de l'espace-temps", si l'on veut) qui a les dimensions d'une vitesse. Le fait que la lumière se propage exactement à cette vitesse est tout à fait annexe, du point de vue de la Relativité, qui est une théorie cinématique (et on n'en a nul besoin pour démontrer obtenir la transformation de Lorentz). Si on s'intéresse à la dynamique des champs, dans le cadre de la théorie quantique, on voit que toute particule sans masse a une vitesse égale à cette constante de structure de l'espace-temps: c'est le cas des photons, mais pas exclusivement.
Pour ce qui est de l'invariance de cette vitesse par changement de référentiel, il n'est en fait nul besoin de l'introduire dès le départ. C'est une propriété qui est une conséquence de la transformation de Lorentz, et il s'agit donc d'un résultat, et non d'un postulat (pour le démontrer, prenez simplement la loi de composition des vitesses "(v1+v2)/(1 + v1v2/c^2)", et composez "c" colinéairement avec n'importe quelle autre vitesse : vous verrez que vous obtenez "c" dans tous les cas). Historiquement, les travaux sur la lumière et son identification à une onde électromagnétique ont précédé la découverte de la transformation de Lorentz et de la théorie de la Relativité Restreinte. Mais sur d'autres planètes, d'autres espèces ont très bien pu découvrir la Relativité sans rien connaître de la lumière. La constante "c" y a alors sans doute un autre nom que 'vitesse de la lumière", et à mon sens, il serait préférable de la renommer, comme je l'ai fait ci-dessus "constante de structure de l'espace-temps". -
Merci pour le rappel !
J'ai mis les vidéos en ligne sur le site du cours :
- présentation : http://www.etienneparizot.fr/enseignement/UO_Relativite.html
- documents : http://www.etienneparizot.fr/enseignement/UO_Relativite_2.html -
LOL. En principe, elle est accessible ici : http://www.etienneparizot.fr/enseignement/CAPES_2.html
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Voilà une question physique fort profonde ! Le réductionnisme se heurtera toujours à la question de la conscience, sans parvenir à donner beaucoup de corps ou de profondeur à la notion d'émergence qu'il lui faut invoquer. Et si la géométrie elle-même, et donc les échelles (de longueur ou de temps) n'étaient pas fondamentales ? Le microscopique et le macroscopique ne pourraient-ils pas alors être tour à tour l'effet l'un de l'autre, suivant la perspective adoptée, tout en n'étant en vérité que la projection simutanée, sur des échelles différentes, de la réalité plus essentielle qui les sous-tend ?
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Probablement, mais on verra bien... ;-)
En tout cas, cela semble fonctionner très simplement. Seul problème éventuel : formspring peut utiliser les contenus publiés ici à sa guise, sans restriction, y compris en altérant les informations publiés. Donc, comme toujours avec le web 2.0, il s'agit d'être conscient du contexte et d'utiliser les outils avec la modération requise, en fonction des besoins et des usages souhaités.
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Etienne Parizot’s Bio
Astrophysicien, Chercheur à l'APC et Professeur à l'Université Paris Diderot



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