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Désolée, mais ma vie sexuelle ne regarde que moi. Han.
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"Tu es l'enfant de l'amour"
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Seulement quand je fais l'amour déguisée en poireau. Sinon, non.
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Ouais, je les use un peu jusqu'à la corde... Trous, tâches. J'en joue, parfois j'en rajoute. A l'heure où j'écris ces lignes mon jean préféré est en train de se déchirer petit à petit. J'aime porter des fringues qui ont vécu, qui se délavent progressivement, j'aime qu'elles se patinent avec le temps. Je trouve ça noble. J'aime ce qui dure, ce qui se consume lentement. Il y s'en dégage quelque chose de presque... voluptueux. Ce coté seconde peau. Qui n'empêche pas d'être élégant ou d'avoir du chien*, attention. Le but du jeu c'est pas qu'on aie envie de me donner une pièce quand on me croise dans la rue.
ça tombe bien, parce que je préfère claquer mon blé chez mon libraire, au cinéma, au théâtre, dans les musées et en bonne bouffe plutôt que le dilapider dans des fringues qui deviendront has been dans six mois. Sauf coup de coeur.
Et quand je ne les use pas, sans avoir réussi à les porter vraiment, soit je les donne, soit je les vends, soit je les met dans la rue, bien pliées et toutes propre. Récemment, je dépose des trucs que je n'utilise pas dans le hall de mon immeuble, avec une petite pancarte SERVEZ VOUS SI CA VOUS CHANTE. Tout part très vite. J'ai visité un immeuble qui avait carrément un dressing tout clean où les gens entreposent les fringues qu'ils ne mettent plus et où tout le monde peut venir piocher, et ils ont étendu le système au jouets d'enfants, aux livres -qu'ils déposent en haut des boîtes aux lettres... Au bout d'un certain temps, tout ce qui n'a pas trouvé de nouvel acquéreur part chez Emmaüs. J'ai trouvé ça assez génial.
OK. Je me relis et je me dis que j'ai l'âge comportemental d'une mamie ménopausée depuis 1979. TROP COOL.
*avoir du chien = en envoyer grave.
EX : Ce mec a du chien, il dégage quelque chose de solaire. Personne n'arrive à savoir s'il est vraiment beau mais son charme ne laisse personne indifférent. JE SUIS, JE SUIS ? Pas Julien Lepers, non. Non Alma, non, j'ai dit non. -
Naaaaan... Quand je roule, c'est en Vélib. Mais au printemps, peut-être ?
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Je me lave au minimum une fois par jour, systématiquement. Mais L'eau est super calcaire là où j'habite et ma peau ultra réactive (mais méchamment), donc je ne prends de douche complète qu'une fois tous les trois jours (grosso modo). Le reste du temps, logiquement, c'est gant, lavabo, zones stratégiques et plus si affinités. Ce qui devient évidemment impossible si je produits de gros efforts physiques dans la journée ou qu'il fait super chaud. Dans ces cas là, je file sous la douche sans poser de question (est-il seulement nécessaire de le préciser ?).
Alors OKAY c'est un peu technique et au début on se regarde dans son miroir avec son gant dans la main droite et on crie "WHAT THE FUCK" intérieurement. Mais on repense aussi à toutes ces fois où l'on est sorti de la douche avec la peau qui brûlait, qui démangeait et qui semblait se fissurer à cet endroit précis du dos où on ne peut ni se gratter ni appliquer de sa crème pour rescapés d'incendies criminels. On fond en larme, on vomit, on tremble, puis on se relève et on se dit : "J'Y VAIS JE DONNE TOUT".
Et les jours passent, tu t'y fais. Ta peau ne tire plus. Tu ne t'es pas changée en clochard malodorant, les gens ne te lancent pas des regards étranges dans le métro, ton copain ne s'est aperçu de rien... En fait, tu es toujours propre. Quelque part dans le monde, un bébé panda éternue. La vie peut continuer son cours. TROP COOL.
Le mieux dans l'histoire, c'est que c'est un acte écolo, si on considère que ça dépense moins d'eau, moins de gaz, moins de ressources, moins d'argent, moins de temps aussi.
LE MONDE DEVAIT SAVOIR. -
Valerie Pécresse scares me to death.
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... Okay. L'ampleur de ton analyse t'honore.
Bah.
Après tout, quelle importance ? -
Eh, on se calme Don Quichotte. :)
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Non, tu n'as pas compris. Je ne me sens pas garçon. Je dis simplement que le fait d'être une femelle ne facilite pas nécessairement le processus d'identification au genre féminin. C'est à dire qu'enfant, puis adolescente, puis adulte, on a beau essayer de s'en rapprocher, cela semble toujours assez loin de soi.
Parce que devenir une femme, c'est à dire réussir à s'identifier comme telle, ça demande du boulot, quoi qu'on en dise. Apprendre à s'habiller, apprendre à se maquiller, apprendre à parler, à rire, à se mouvoir, à séduire, à penser comme une femme, comme ce que l'usage définit comme étant une femme (sous entendu : "accomplie" ou "à son plus haut potentiel").
Etre un homme, ça implique aussi de se soumettre à une batterie de codes.
Moi j'ai juste un peu de mal avec tout ça.
Au mieux, je joue avec les codes de l'un, de l'autre, mais ça reste un jeu, je sens bien que ça ne fait pas trop partie de moi. Et le jeu me sauve un peu de tout ce que ces codes peuvent avoir d'oppressant. Que je n'avais pas à culpabiliser si je ne ressemblais pas au modèle de femme qu'on m'a toujours vendu. Bien au contraire.
Après, je pense qu'il est possible que pour comprendre un peu de quoi je parle il faut avoir compris quelle était la différence entre sexe, genre et orientation sexuelle... -
C'est pas tant que j'aurais voulu être un garçon, c'est surtout que c'est très difficile de devenir une femme. C'est vraiment du boulot, sérieux. Alors plein de fois, je me suis dit : OK, c'est bon, laisse tomber, c'est pas pour toi.
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Sincèrement ? Je ne comprends même pas pourquoi tu te poses la question :) Au risque d'enfoncer des portes ouvertes... L'information capitale dans tout ça c'est votre amour, la qualité de votre relation, pas votre âge. Et si quelqu'un essaye un jour de te faire "admettre" le contraire... Laisse le gaiement se noyer dans son verre de pisse - sa vie amoureuse promet d'être bien merdique.
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Ah, non, je déteeeeeste ça.
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Oui, possible. Mais les gens susceptibles de le penser m'intéressent assez peu. A la rigueur, je suis triste pour eux... Quand j'en ai le temps.
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Je trouve qu'il y a quelque chose de profondément dépressif dans le fait de rester en pyjama toute la journée. Quand ça m'arrive (ça m'est arrivé) (dieux sait comme ça m'est arrivé) ça me donne envie de mourir, de me presser un oeil entre le pouce et l'index, d'aboutir concrètement ma transformation de grosse merde et de finir aspirée, broyée, puis sanisée dans le vortex d'une moto-crotte. Je ne souhaite personne de finir sa journée comme il l'a commencé, dans des vêtements déformés par le sommeil, pas lavé, les cheveux collés sur le front et le visage décomposé de quelqu'un qui n'a même pas envisagé de sortir parce que ce jour là, le monde extérieur ne lui disait rien.
Et au dessus de ce tableau, lumière rouge néon et clignotante "GET A LIFE".
Même si c'est dimanche et que tu as travaillé toute la semaine, ou que tu as passé ta nuit à prendre de la crystal meth dans un club privé à 800 euros l'année (exemple pris au hasard), que le seul truc dont tu es physiquement capable c'est de manger des spéculos en regardant le soleil se refléter dans les tours de bureaux en verre qu'on voit depuis ta fenêtre. Ouais, même.
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Wants Questions About
- Louis II de Bavière


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