Surprenez-moi :

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  1. All responses Most smiled responses
    1. Caroline
    2. Caroline

      Ca me manque aussi mais je n'ai pas encore retrouvé l'envie :( Je passe par des périodes où j'ai envie de créer et, très vite, ça retombe. Mes sentiments jouent au yo-yo...
      Quant à ce que je traverse en ce moment... Une grande phase d'incertitude, je dirais, basée sur un gros choc affectif. Et, du coup, une bonne grosse déprime. En espérant que ce soit passager, même si ça fait déjà plus de six mois quand j'y pense...

    3. Caroline

      Beh. Non. Enfin, si, dans une mare de rien du tout ou de sous-entendus ou de moqueries. Et puis, j'y peux rien, j'ai toujours du mal à croire à ce qui me fait du bien, à ce qui semble être une bonne chose pour moi. Ca me paraît toujours être trompeur. Pour moi, ça cache quelque chose. J'ai besoin qu'on me répète les bonnes choses pour y croire. J'ai toujours peur qu'elles s'évaporent, sinon. Ceci dit, ça n'a pas empêché bien des promesses de s'envoler, qu'elles aient été dites et redites encore jusqu'à plus soif. J'avoue qu'il faut savoir être très patient avec moi, pour ce qui est de ce genre de choses. Quand on veut me faire croire à une chose bien, quelle qu'elle soit, il faut s'accrocher et savoir que ma spécialité sera de la remettre toujours en doute.
      Franchement, autant pour moi que pour ceux qui devront me supporter, j'attends sincèrement le jour où je serai sereine par rapport à tout ça, hein ^^'. Le jour où j'arrêterai d'être complètement parano, ce sera une bénédiction pour moi et pour tous ceux qui me connaissent de près, c'est certain.

    4. Caroline

      Mais carrément. Mais à côté, le Vietnam, c'tait un pique-nique o:
      En fait, j'ai eu quelques très jolies histoires qui se sont toutes terminées de façon merdique. Soit, parce que je me suis évertuée à sortir avec des jeunes hommes qui étaient des amis avant toute chose (mais bon, hein, je suis curieuse, tout ça, fallait essayer et j'avais plutôt tendance à m'entourer de très beaux jeunes hommes, en plus, alors j'aurais eu tord de me gêner, j'imagine x)). Soit, parce que ces jeunes hommes ont fait partir nos histoires en couille pour x raisons (même si je préfère me dire, à l'heure actuelle, qu'y'a pas eu d'histoires du tout avec eux, qu'ils étaient juste trop cons/méchants et que je fais bien de les détester joyeusement).
      C'est sûrement pas aussi simple, sinon j'en serais pas là. En fait, tout ce que m'ont apporté ces histoires (en plus de plus ou moins jolis souvenirs, plus ou moins sincères, mais bon, les souvenirs sont ce qu'ils sont...), c'est la quasi-certitude que je ne suis faite pour personne. Je sais être une amie, parce que je pense être relativement attentive, patiente et, dans mes bons moments, intéressante, mais, de toute évidence, mon caractère rebute pour davantage. Enfin, si ce n'est que mon caractère, encore, il me restera toujours la possibilité de faire des efforts sur moi-même (et, pfiou, j'en fais déjà comme c'pas permis, mais passons). Si c'est parce que je suis un thon, par contre, j'ai bien peur de devoir faire avec o/.

    5. Caroline

      Pas tout à fait.
      Boarf. Oui, j'ai toujours attendu le prince charmant. Les filles qui prétendent le contraire l'ont déjà trouvé, s'en foutent parce qu'elles compensent par d'autres trucs, sont des menteuses ou... sont bizarres (oui, j'aime bien faire comme si je connaissais tout des réactions des gens).

      Plus sérieusement, oui, je l'attends. Cela dit, je suis lucide ; quand je disais que j'attends un miracle, c'est un petit peu ça (même si j'attends pas vraiment le parfait prince charmant de conte de fée, j'ai ma propre définition de "l'ange" - oui, on continue dans le biblique - que j'aimerais rencontrer). Alors, partant du principe qu'il y a si peu de chances que ce mec se pointe un jour, je préfère me convaincre que, ouais, l'amour et moi, c'est fini pour quelques temps ou pour un peu plus longtemps que ça.
      La vérité et le fond du problème, c'est que je suis une putain d'amoureuse. Alors, dire que je veux pas tomber amoureuse, me le répéter à longueur de journée, c't'un peu ma méthode coué, c'est sûr. Je me connais suffisamment pour savoir que si un type se ramène, parvient à percer mes défenses, me charme, gagne ma confiance, etc, j'en tomberais tellement amoureuse que ce sera aussi sale que les fois précédentes. C'qu'il y a, c'est que cette fois, j'aimerais trouver le mec qui sera dans le même état que moi. Comme je l'ai dit un peu plus bas, ce sera celui qui accepte tout ce que je suis et tout ce que je ne suis pas sans que ça fasse de différences. Il fera face aux difficultés, il sera là pour me soutenir, il me dira quand quelque chose lui plait ou non, on pourra en discuter, faire des compromis si besoin, ce sera pas seulement mon "chéri d'amoûr que j'aimerai trop pour la life, tavu", ce sera aussi mon ami. Et, évidemment, ce comportement sera réciproque. Y'aurait beaucoup d'autres choses à dire. Mon Prince charmant, je l'imagine depuis que je suis toute petite et, au fil du temps et de mes expériences, son portrait s'étoffe. Mais je me fais pas d'illusions ; il n'existe pas. On a tous, dans notre tête, l'idée de la personne parfaite pour nous. Le tout, j'imagine, c'est de trouver celui ou celle qui s'en approcherait le plus.

      Enfin, j'en sais rien. Je suis fatiguée, désolée. Je vais arrêter là pour x-ème romans et aller me coucher o:

    6. Caroline

      Oula. Béguin ? Nada. Tout ce qui est en rapport avec le fait de tomber plus ou moins amoureuse, là, tout de suite, non merci. Comme je l'ai déjà dit à quelqu'un, celui qui voudra un jour cette place là dans mon petit coeur de fille trop meurtrie de la vie, il faudra qu'il se batte et pas qu'un peu.
      Sinon, ouais, je bave sur des mecs. Mais j'ai toujours fait ça bien. Y'a ce mec, à la fac, ça devrait être interdit d'être beau comme ça :o. Sinon, pour me consoler, y'a bien Ewan McGregor, Jude Law, Chiaki-sama tellement d'autres.
      Mais ouais, non, mon prochain béguin, à mon avis, c'pas demain la veille qu'il pointera le bout de son nez ou de quoi que ce soit d'autre (et merde, je sais, je suis vulgaire ce soir mais, sérieux, j'ai parlé à rien ni personne depuis ce matin, je deviens dingue, okay ?). T'façon, les mecs, c'tous des gros nuls. Y'en a pas un pour rattraper l'autre. Et si y'en a qui passent et qui se disent "pff, même pas vrai" et bah prouvez-le, na.

    7. Caroline

      Et bien. Non.
      J'ai passé ma journée allongée. Je suis malade depuis quelques jours. J'ai fait l'effort de me bouger pour aller voir Harry Potter (même si j'aurais pu rester dans mon lit, de toute évidence) mais la clim du cinéma m'a achevée. Bref, je vomis et je comate entre autres joyeusetés. J'ai essayé de me lever pour aller me chercher à boire, j'ai failli descendre les escaliers plus vite que je l'avais encore jamais fait. Je me suis dit que rester calée dans mes oreillers serait pas une trop mauvaise idée. Et puis j'ai froid, j'ai froid, j'ai froiiiiid. Mes pieds sont bleus et s'il me restait de la peau au bout des doigts (merci guitare chérie), ce serait sûrement la même.
      Y'a des animaux qu'on piquerait pour moins que ça, moi j'vous l'dis.

    8. Caroline

      J'avoue, ça fait très Jésus-Christ All Right Reserved (c) comme phrase o/.
      Well... I know. Yes, I will respond in english like a star o: ...
      Okay, avant d'être pitoyable, je vais arrêter de faire l’andouille. Non, mais, c'est vrai, je sais. Je me rabaisse sans arrêt, je dis plus de cochonneries sur moi que personne n'en dira jamais et je les pense bien plus que n'importe qui d'autre (enfin, j'espère, sinon je veux bien rencontrer cette personne, on pourra s'engueuler, ça me fera sûrement beaucoup de bien). Mais... Mais. J'en sais rien, d'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours été comme ça. Je me cherche pas d'excuses mais je pense qu'à force de m'entendre répéter que j'étais moche, grosse, nulle, hautaine, jamais assez bien, jamais assez normale... Ca reste accroché dans ma tête comme des vérités absolues. J'ai du mal à accepter les compliments, du coup. D'autant plus que les gens qui me font ou m'ont fait des compliments se sont, soit, barrés de ma vie depuis parce que j'étais plus assez bien pour eux (d'où que la valeur de leurs compliments, hein, bon.), soit, ont plus ou moins annulé la valeur de leurs compliments passés ou présents par des tricheries, des conneries, etc. Bref. J'ai aucune raison d'accorder plus de crédit aux moqueries/méchancetés qu'aux compliments, c'est vrai, sauf que je me mange ou me suis mangé quand même plus de moqueries/méchancetés que de compliments. Et pourtant, Dieu m'en soit témoin (histoire de rester dans l'ambiance, t'inquiètes, je gère à mort, je suis pas du tout fatiguée, je reste concentrée sur cette réponse, mais oui, mais oui), j'en ai reçu des beaux de compliments. Comme des promesses. Mais bon. Les mots, c'est du vent, hein. Chacun y donne plus ou moins de valeur, chacun en joue comme il veut, chacun les utilise à sa sauce et ça s'arrange pas depuis l'invention de l'internet, dit la nolife. J'en sais rien, ça changera peut-être le jour où je ferai face à des actes. T'sais, genre, j'attends le chevalier qui viendra me prendre sur son cheval blanc, dans tous les sens du terme o: (et il sera beau à en crever, l'aura des fesses à se damner, des yeux révolver et il jouera du piano). C'lui-là même qui me dira "Okay, baby, tu vois le passé ? Tu l'oublies parce que je suis là maintenant et que je vais t'offrir un futur comme t'as jamais osé l'imaginer. Tes défauts ? Je ferai avec. T'es pas parfaite ? Moi non plus et tant mieux. T'es jalouse, possessive ? Moi aussi et j'adore ça. Tu crois que t'es plus moche que la majorité des filles ? Mais j'en ai rien à foutre des autres filles, c'est toi que je veux." Là, peut-être, je me dirai qu'il faut que j'arrête de me prendre la tête avec moi-même, que j'arrête de me rabaisser, de m'insulter et tout un tas d'autres trucs sales. Mais, c'est pas contre Jésus et sa clique, je crois pas trop aux miracles. Quand j'en verrai un, promis, je remettrai en question tout ce qu'on voudra et j'arrêterai même de croire aux extraterrestres, s'il faut. En attendant, je pense pas que je vais trop changer sur ce point parce que je vois pas trop comment ou pourquoi je changerais.

    9. Caroline

      En grande partie, sûrement, oui. Mais pas seulement. Il y en a aussi qui se sont amusés avec mes sentiments juste pour le plaisir, sans se rendre compte des conséquences ou par pure méchanceté/bêtise. Dans un cas comme dans l'autre, ça laisse des traces, de toute façon... Les excuses apaisent un peu mais ça ne guérit pas tout.

    10. Caroline

      C'est gentil :)

      Quant à me décrire, pfiou. Euh. Je suis une fille mais j'ai tendance à me trouver trop garçon manqué. A mon avis, je manque de féminité et c'est sûrement dû en partie à ma façon de parler et de me tenir. Mais je fais mon possible pour corriger ce trait là, autant que possible. Je suis pas sûre d'y parvenir, ceci dit. Je trouve que je manque de douceur et de patience. Je suis trop brutale et j'ai tendance à ne pas suffisamment réfléchir avant de parler. Cela dit, à force de me répéter ça pendant des années, j'ai aussi remarqué que je réfléchissais à tout, désormais... La moindre parole que je vais dire est calculée. Sauf quand je me mets en colère ou que je suis si mal que, de toute façon, je pense juste à me libérer pour ne pas imploser. Je suis clairement trop émotive. C'est même pire que ça, je suis hypersensible, à mon avis. C'est sûrement ce qui provoque mes tendances dépressives. Ca et le fait que ça n'a pas toujours été rose, certes, mais quelqu'un d'autre, dans les mêmes circonstances, n'en serait pas là aujourd'hui. Quelqu'un de plus fort que moi, n'en serait pas là. Autant, parfois, je me suis trouvée forte, je me suis surprise. Autant, depuis quelques années, je sais que je deviens de plus en plus faiblarde. Je baisse les bras. Ca a été progressif, mais je baisse les bras. Alors qu'il n'y a pas si longtemps, je me sentais capable de me relever face à tout, désormais je n'en trouve plus l'envie. C'est sûrement par manque de courage mais je pense que je me suis lassée de toujours tomber quand d'autres gens, de mon âge, semblaient traverser leur adolescence en toute quiétude. Du coup, je suis de nature jalouse. Je jalouse les autres ; j'envie leur apparente vie, leur apparente tranquillité d'esprit... Ca me met en colère, ça me pousse à les détester et à ne pas vouloir les voir. Je n'aime pas constater que j'ai échoué jusqu'à présent alors qu'on m'avait prédit tant de réussite. J'ai toujours été une élève excellente ; j'apprends très vite, dans la plupart des domaines. Mais, jusqu'à présent, ça ne m'a rien apporté d'autres que des ennuis. A cause de ça, j'ai toujours eu du mal à trouver des gens qui acceptaient de me parler et, progressivement, je me suis mise à me dire qu'ils étaient sûrement trop bêtes pour moi. Le problème, c'est que beaucoup se disent bien souvent que la bonne élève de la classe, la petite blonde toute timide du fond de la classe, est ce qu'elle est parce qu'elle vit dans un petit cocon de douceur et d'amour. Mais même si mes parents m'ont toujours plus qu'adoré et gâté, j'ai aussi vécu des moments qu'aucune petite fille n'aurait eu à supporter et que je ne souhaite à personne. J'ai vu des choses qu'on ne devrait pas voir. Je crois que ces images resteront gravées en moi encore longtemps et c'est ce qui me rend si solitaire, depuis longtemps. Je ne peux pas partager ça avec quelqu'un. Je peux en parler, je peux tenter d'expliquer mais on ne peut pas vraiment comprendre. Jusqu'en décembre dernier, je faisais avec ; je pensais avoir trouvé un équilibre à peu près viable. Pas le nirvana mais une forme de tranquillité. Je pensais que le vent avait changé de sens. En fait, non. Bref, si j'étais encore positive en ce qui concerne mon avenir, je ne le suis plus le moins du monde. Pour moi, à l'heure actuelle, toute bonne chose qui arrive est une bombe éventuelle qui explosera à plus ou moins long terme. Je n'ai pas confiance en moi mais je fais encore moins confiance aux autres. Je pense être une fille intelligente et je pense qu'on m'a déjà suffisamment prise pour une conne. En fait, on peut bien piétiner ma fierté, ma dignité, tout ce que j'ai sur bien des points mais je tiens à mes capacités et je ne supporte pas qu'on les remette en doute. En gros, on peut me dire que je suis la fille la plus laide que je le monde ait jamais porté, que je ne suis pas drôle, pas originale, etc. mais je ne supporte pas qu'on me prenne pour une imbécile. Je suis la seule autorisée à me considérer comme telle pour x raisons. Après, c'est sûrement vrai, je suis pas la fille la plus drôle ni la plus originale qui soit mais bon, c'est pas non plus mon but. Si j'arrive à faire sourire une personne, ça me suffit. Si une personne me trouve spéciale, ça me suffit. C'est pas pour autant que j'en ai davantage quelque chose à faire de moi-même, parce que c'est certainement pas pour moi que je me lève encore le matin, mais je me dis que ça contribuera peut-être à changer la donne un jour, si je m'accroche. Bon, pour l'instant, non, au contraire, m'enfin, si j'étais totalement pessimiste, je me lèverais plus du tout, c'est certain. J'essaye de pas me laisser bouffer par ce pessimisme, en fait, parce que c'est ce qui me pousse à toujours tout remettre en question, à toujours rechercher le moment où ça va forcément foirer. Mais c'est pas facile quand tout à toujours systématiquement foirer, dans mes relations avec les autres. Alors je crois en mes capacités parce que c'est la seule chose qui ne m'a jamais fait défaut. Pour tout le reste, j'essaye de construire des bidules sur un sol instable et ça se casse souvent la gueule. Peut-être que c'est ma faute, peut-être pas, j'en sais rien. Peut-être que je suis faite pour finir seule, peut-être que je n'ai pas encore rencontré les bonnes personnes, peut-être que je ferais mieux de continuer de me convaincre que c'est juste parce que tout le monde est trop con pour moi, même si ça me rendrait conne moi-même. Franchement, j'en sais rien. Tout ce que je vois, en ce moment, c'est à quel point j'ai mal alors, le reste... Je fais ce que je peux pour éviter de penser à tout et, parfois, j'explose. Je dis et je fais des conneries plus grosses que moi jusqu'à être à peu près calmée. A peu près parce qu'à l'intérieur, en ce moment, je suis jamais calme. Parfois, je suis seulement tellement épuisée que je ne peux plus pleurer, plus crier, plus parler. Je me trouve lamentable. A mon avis, je n'ai pas cessé de l'être un peu plus avec le temps. Mais quand j'arrive à passer outre le pessimisme et la douleur, j'espère encore que ça va s'arranger et j'arrive encore à trouver la force de faire quelques trucs. Des trucs inutiles qui, sur le moment, me semblent primordiaux. Des trucs qui, jusqu'à présent, n'ont servi à rien, en fait. Mais je continue d'espérer qu'un jour quelqu'un les verra et se dira que derrière tout ce que je peux débiter comme conneries sur moi-même ou sur le reste, j'en vaux peut-être la peine et que ce quelqu'un aura envie de se battre pour gagner ma confiance et ne plus la lâcher. J'ai toujours été une trop grande rêveuse. J'aurais aimé vivre dans un roman. Ne pas vraiment exister ou ne pas en avoir conscience. J'aurais aimé être complètement stupide et, paradoxalement, c'est peut-être pour ça que je déteste autant qu'on me prenne pour une conne. Je déteste ça parce que si je le pouvais je serais sûrement amie avec ceux qui disent que je le suis et je serais heureuse parce que je ne saurais pas à quel point je suis bête, parce que tout coulerait sur moi.

      Je vais aller me coucher, sur ces mots. Ca répond sûrement pas à ta question, désolée, qui que tu sois, mais je suis fatiguée et je peux pas faire grand-chose d'autre que raconter les choses comme ça me vient.

    11. Caroline

      Non.
      Je n'ai jamais abandonné qui que ce soit, de toute façon. J'ai souvent était en désaccord avec bien des gens, en particulier des gens auxquels je tenais particulièrement fort. Mais si j'ai toujours essayé de faire face à leurs défauts, en les acceptant ou en les combattant avec ou pour eux (même si ça a souvent été mal vu et que j'ai perdu des gens à cause de ça, mais je n'ai jamais supporté qu'on fasse du mal ou qu'on se fasse du mal délibérément), je n'ai jamais abandonné personne pour ça. J'ai parfois été excédée, épuisée, enragée mais je ne fais pas aux autres ce que je crains tant ; être laissée sur le bord du chemin pour ce que je suis ou pour toute autre raison. Et puis, si je marche au côté de quelqu'un, c'est que ce quelqu'un n'a pas que des défauts. Avant de souligner ses défauts, je pense que, généralement, je sais voir ses qualités, même si mes craintes ou ma colère m'empêchent bien souvent de le montrer comme il faudrait.

    12. Caroline

      J'ai toujours trop souligné mes défauts. Peut-être parce qu'il y a toujours eu beaucoup de personnes pour me les rappeler et très peu pour m'aider à voir mes qualités. Je sais que j'en ai quelques unes. Il y en a que j'ai beaucoup plus de mal à percevoir. J'ai du mal à croire aux belles paroles ; ce qu'il m'est plaisant d'entendre, j'ai souvent tendance à m'en méfier. Ce sont les belles paroles qui ont laissé le plus traces sur moi. Les promesses qui n'étaient que mensonges, les compliments qui n'étaient que duperies. On s'est trop moqué de moi, que ce soit ou non de façon flagrante. Mais c'est bel et bien ceux qui ont menti, qui se sont joués de moi qui m'ont fait le plus de mal. Mon si grand manque de confiance en moi, c'est à eux que je le dois. Et quand bien même certains se sont excusés, depuis, il n'est pas si facile d'effacer certaines traces. Peu de gens le comprennent.

    13. Caroline

      Parce que je suis une imbécile ? ^^'
      Plus sérieusement, parce que j'ai très mal. J'ai très mal et quand je ne parviens plus à retenir la douleur, je pleure. Et quand les larmes ne suffisent plus, je m'énerve. D'abord contre moi-même puis, pour essayer de me soulager, j'imagine, ma colère coule sur mes proches. Je dis des choses que je pense, certes, mais beaucoup que je ne pense pas ou que je tairais, en d'autres circonstances, parce qu'il ne sert à rien de les dire. Bref, alors qu'habituellement, je cache beaucoup trop de choses, cette situation me pousse à en montrer beaucoup trop.

    14. Caroline

      Ma dernière dispute. Je regrette toujours de me disputer avec quelqu'un et quand c'est quelqu'un de très cher, c'est encore pire. Je me suis encore fait passée pour une pauvre gamine égoïste. Je me sens pitoyable.

    15. Caroline

      Euh. Ma dernière vidéo. Qui est loin d'être une vidéo artistique mais bon, elle m'a permis de renouer avec la fille un peu cinglée que je peux être, qui fait l'andouille pour rien, tout ça. Puis, de toute façon, globalement, j'ai fait quelque chose de mes journées, donc je suis forcément fière de moi. J'en suis à un peu plus de dix heures de travail, elle est presque terminée. Je sais pas si elle le sera un jour, je l'espère, mais pour le moment je tiens à peine debout alors ça attendra, j'imagine.
      Sinon, j'ai obtenu une mention Assez Bien pour ma deuxième année de Licence. Sachant l'année merdique que ça a été et le fait que j'ai absolument rien fait en cours, je suis... pas contente de moi, parce que je m'en fous, mais surprise. J'ai pas tout perdu, je sais encore faire des choses, c'est encourageant. Et ça fait plaisir à mes parents, donc ça à moi aussi.

    16. Caroline

      Oula.
      Je suis pas misanthrope, c'est sûr. Les gens ont tendance, globalement, à m'ennuyer prodigieusement, à me rendre plus ou moins indifférente. Il m'arrive très souvent de trouver qu'ils sont complètement abrutis.
      Mais de là à dire que je suis misanthrope, non, quand même pas. Je suis pas totalement altruiste non plus, cela dit. Je ferais absolument n'importe quoi pour les gens que j'aime mais il est clair que ça ne serait pas le cas pour les autres. Je suis peut-être un peu plus misanthrope que la moyenne, quoi. Plutôt asociale, sûrement. Quant à l'altruisme, c'est une notion qui se perd, à mon avis. Ma mère est altruiste, clairement. Mais c'est la seule que je connaisse et, parfois, c'est bien trop. Bref, je fais mon possible avec les gens, quoi. Comme tout le monde, avec sûrement moins de réussite, mais c'est moi quoi.

    17. Caroline

      Je crois que j'ai déjà dû répondre à cette question mais la flemme de chercher. J'ai peur de finir seule pour de bon. Je n'établis pas facilement le contact avec les gens alors, plus le temps passe, plus je me dis que ça me pend au nez. Ca me terrifie.

    18. Caroline

      A l'écrit, ça peut aller. En tout cas, ça pouvait aller. En ce moment, je suis constamment épuisée alors, même à l'écrit, ça devient très difficile. Je fais d'énormes fautes, je n'ai pas le courage de me relire (et, de toute façon, je les raterais si je me relisais tellement j'ai plus les yeux en face des trous --), j'ai pas spécialement de mal à tenir une réflexion, intérieurement, mais j'ai de plus en plus de mal à l'exprimer, ensuite. Bref, plus ça va, plus j'y perds, j'en suis consciente et ça me rend dingue.
      A l'oral, j'ai toujours eu bien plus de mal, donc ça n'est pas une nouvelle. Je m'embrouille, j'oublie ce que j'ai dit une seconde plus tôt tellement je stresse, je répète les mêmes mots, je bafouille à vouloir parler trop vite... C'est la cata, quoi.

    19. Caroline

      Si, à leur façon.
      J'ai toute confiance en mes parents, je sais qu'ils ne me laisseront jamais tomber délibérément. Si je les perds un jour, c'est qu'ils seront morts et la réciproque est vraie. Ce sont mes parents, quoi. Mais leur santé est fragile et je ne suis pas forcément d'une nature très positiviste, alors je reste sur mes gardes. J'ai beau savoir que c'est pire qu'autre chose, de s'attendre toujours à un malheur, ça m'aide aussi de profiter de chaque nouveau moment qui m'est offert avec eux.
      Quant à mon meilleur ami, il est ce qu'il est, il a son caractère, ses problèmes, sa vie. Il est dans ma vie depuis longtemps, plus ou moins proche selon les périodes, et même si j'ai confiance en lui, on sait tous les deux que je ne suis plus capable de donner toute ma confiance à une personne extérieure à ma famille. Il s'est passé trop de choses, entre nous ou avec d'autres. Alors il est "durable" (bizarre comme expression @@) mais, là encore, je m'attends toujours à un départ. Parce que les autres sont partis et que, connaissant ce que je suis, je ne lui vois aucune raison de rester dans ma vie. Mais bon, c'est comme ça, je me suis toujours davantage perçue comme un boulet qu'on doit trainer. Ca dure un moment parce que j'ai un bon fond, je suis "fidèle" (j'aime pas ce mot, je viens de m'imaginer avec deux oreilles tombante, la langue pendante pleine de bave @@), je suis plutôt amusante, pas trop bête et clairement curieuse et intéressée par un peu tout (y compris les gens, ce qui leur arrive) et, bon, je suis bonne pomme ; quand on me demande quelque chose, je dis rarement non, quand on m'emmerde, je le fais rarement savoir, je me montre patiente, etc. Mais il arrive toujours un moment où la part d'ombre ressort ; j'ai peur de tout, je perds facilement confiance, je me mets à tout remettre en doute constamment, j'imagine le pire, j'imagine ce qui n'a pas lieu d'être, je tire des conclusions hâtives à partir de tout et n'importe quoi... Enfin bref, très franchement, si je pouvais me laisser sur le bord de la route, je serais la première à le faire. Donc, mon meilleur ami, qui doit faire face à ça et qui pourrait me laisser est quelqu'un de durable, dans ma vie, mais avec tout ça, je sais que n'importe quoi peut arriver.

    20. Caroline

      Dans l'immédiat, voir mon meilleur ami.
      Garder mes parents auprès de moi aussi longtemps que possible.
      Et réussir à construire enfin quelque chose de durable dans ma vie personnelle et professionnelle.

Caroline

France

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